Dimanche 20 nov = 20 du mois « discreet music / vexations » version Bioman!
Ouverture publique

Photo: Philo Lenglet.
Après avoir « interprété » des partitions de Bach, Mozart, Arvo Pärt et autres Eric
Satie, ils modifient leur angle d’attaque musical en abordant la question épineuse
de la relation auditeur musicien.
Le dispositif mis en place permet aux musiciens d’écouter dans des casques une
musique commune que les spectateurs n’entendent pas.
Cette musique sert de base à l’improvisation de chacun des musiciens qui
choisissent comme ça leur chante de prendre tel ou tel saxophone…
Comme ils ont un casque, ils ne s’entendent pas les uns les autres et on compte
sur le lien de l’œuvre qu’ils écoutent pour que le résultat reste au bord de la
cacophonie mais pas totalement incohérent (encore que).
Pour couronner le tout, seuls les auditeurs entendent le résultat, les musiciens
n’en ont pas la moindre idée.
En conclusion, on peut se dire que les auditeurs ignorent ce que les musiciens
entendent et vice versa.
Cette fracture se situe au milieu d’une œuvre plus fédératrice qui pourra être
suivant l’humeur « discreet music » de Brian Eno ou encore « Vexations » d’Eric
Satie ou autre, pièces utilisées comme piste de décollage et d’atterrissage vers
des cieux plus chaotiques.