La Générale est une association soutenue par la Région Île-de-France, la Mairie de Paris et la Mairie du XIVe arrondissement.

La Générale fait partie du réseau Actes If, qui réunit près de 40 lieux artistiques et culturels indépendants en Île-de-France. L’activité du réseau s’organise principalement autour de trois axes : la concertation, la mutualisation et l'accompagnement.

Née à Belleville en 2005, elle anime collectivement un lieu, d’abord situé dans le XIe arrondissement de Paris entre 2009 et 2019, puis dans le XIVe arrondissement, depuis janvier 2020.

La Générale se définit comme un laboratoire de création culturelle, artistique, politique et sociale. On y défend des valeurs telles que l’expérimentation, le partage et l’ouverture, loin des logiques mercantiles et de l’obligation de résultats.

Régulièrement, des événements y sont organisés et tout au long de l’année, des résidences sont accueilles (théâtre, musique, danse, graphisme, radio, écriture, arts plastiques, vidéo, etc.)

Parallèlement aux résidences, des projets portés sur le temps long par des collectifs, individus, associations etc, sont associés à l’association et accueillis, au quotidien ou ponctuellement, dans les locaux. Ce sont "les compagnons" :

La Société – création graphique
Street Level Industries – artiste
Pièces à emporter – programmation de spectacles
Su Shiatsu – rencontres et formations shiatsu
Sébastien Jamain – monteur et réalisateur
πNode – radio expérimentale
Emmanuel Ferrand – mathématicien (projets des Mardis Informels de La Générale, Vieux Média)
Ivanne Barberis – compositrice, musicienne et chanteuse
Ivanne & Sidonie – laboratoire culinaire
Velvetyne Type Foundry – typographie
AMAP Denfert – agriculture paysanne
Zahra Pourazizi – poétesse, écrivaine et traductrice iranienne
Marie Yan – dramaturge
Harold Schellinx – artiste, musicien, écrivain et chercheur

 

Le collectif de La Générale est composé d’une quinzaine de membres actif.ves bénévoles et de 2 salarié.es permanents, tous.tes issu.es de parcours, d’esthétiques et de disciplines différents. La responsabilité et les orientations du lieu sont confiées aux membres du collectif qui se réunissent régulièrement et qui, par leur expérience et sensibilité, définissent iels-mêmes leurs champs d’actions. Les décisions importantes se prennent collectivement et au consensus.

La Générale fonctionne sur le principe de l’appel à candidatures, de l’invitation et de la réactivité.

Appel à candidatures (2 par an)
Une commission sélectionne les demandes de résidence et établit la programmation.

Invitation
Le collectif peut solliciter des associations et personnes avec lesquelles il souhaite travailler.

Réactivité
Le dispositif de programmation et d’accueil reste ouvert, dans une volonté de conserver une disponibilité face à l’imprévu, aux demandes extérieures urgentes et d’ouverture maximum

La Générale accueille des résidences courtes et/ou longues relevant de la culture au sens large : théâtre, musique, écriture, graphisme, gastronomie, sciences...

La présentation d’étape de travail auprès du public est encouragée si les résident.es accueilli.es le désirent mais elle n’est pas obligatoire. Les résidences, courtes et longues, ne sont pas payantes, seule une adhésion à l’association à prix « libre et conscient » est demandée.

Deux appels à candidatures ont lieu chaque année, ils sont publiés sur nos réseaux (Facebook, Instagram, newsletter et site internet) et en faade du batiment.

Pour envoyer votre candidature, consultez notre site internet, rubrique "candidature" en haut à droite sur la page d'acceuil.

Depuis sa création, La Générale s'intéresse à la question protéiforme du Lieu/Espace (1/3 lieux, friches, squats, espaces vacants) et à l'actualité qui en découle en terme de politiques urbaines et de rapports de force (gentrification, urbanisme transitoire, subventions, achats immobiliers etc). Le constat est alarmant, la marchandisation des lieux "de quartier" et "de culture" s'est accélérée, ces derniers devenant désormais les ressorts toxiques de l'urbanisme stratégique de plusieurs grandes villes. Que reste-t-il des lieux qui cherchaient à s'opposer à la spéculation immobilière et à l'instrumentalisation des revendications culturelles, politiques et sociales ? Régulièrement, La Générale cherche à éclairer le phénomène et à se donner des stratégies et de nouvelles formes d'organisations face à ce déferlement, en replaçant l'histoire de nos lieux dans le contexte historique foisonnant des squats des années 1980 aux années 2010, et en esquissant les moyens de lutte à inventer dans cette nouvelle phase du capitalisme.

« Ce business model des friches est si bien rodé et rencontre un tel succès qu’il en devient vecteur d’une certaine uniformisation. » Mickaël Correia, journaliste indépendant.

« Le milieu associatif est de plus en plus dessaisi des projets d’urbanisme transitoire. Quelque part, on a une forme de professionnalisation du secteur. » Yann Watkin

QUEQUES LECTURES ET ÉCOUTES :

- Vincent Pavageau, Lieux intermédiaires et indépendants, lieux de démocratie et de culture.

Gary Libot, Les tiers-lieux et friches culturelles : qu’est-ce qui cloche ?

Arnaud Idelong, Tiers-Lieux, de l’initiative à la commande.

Arthur Bel, Les squats, une alter-urbanité riche et menacée.

Mickaël Correia, L’envers des friches culturelles.

Jean Vettraino, Anne Clerval, PARIS SANS LE PEUPLE. La gentrification de la capitale.

Jules Desgoutte, Les communs en friches.

Table ronde à La Générale, le 13 avril 2019 ICI. Certaines séances de ce séminaire sur le site de l’HESAM.

Table ronde à La Générale le 16 juin 2022 ICI sur la marchandisation de l'urbanisme tactique. Avec Gary Libot (Le Chiffon), René Dutrey (secrétaire général au Haut Comité pour le Logement des Personnes Défavorisées), des représentant.es de La Clé et de La Générale.

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