Pauvreté, richesse, homme et bête du 23 décembre au 6 Janvier

Résidence de création – du 23 décembre au 6 Janvier
Présentation étape de travail – 6 janvier à 19h30

Pauvreté, richesse, hommes et bête
de Hans Henny Jahnn

1521386_712503258767623_399121844_n

Mise en scène Pascal Kirsch
Avec
Julien Bouquet, Éric Caruso,
Victoire Du Bois, Jonathan Genet,
Vincent Guédon, Loïc Le Roux,
Marina Keltchewsku, Élios Noël,
Netty Radvanyi, Florence Valéro,
François Tizon et Arto

Scénographie Anaïs Heureraux et Pascal Kirsch – Installation scénique & Lumières Pascal Villmen assisté de Léandre Gans – Son Sophie Laloy + Loïc Le Roux  – Assistante mise en scène Netty Radvanyi
Traduction Huguette Duvoisin et René Radrizzani aux éditions José Corti

Dans ce pays de montagnes, de vallées et de fermes, il y a des esprits, des trolls et des morts qui parlent. Il y a de l’eau qui coule vers le bas. Il y a des hommes et des femmes qui aiment et qui tuent.
Des paysans et des valets de ferme.
Des pierres qui font du bruit en marchant.
Il y a cette phrase :
Peu à peu nous nous sommes appropriés l’amour.
Des enfants naissent.
Une histoire se raconte, comme dans un conte.
D’ailleurs il y a un cheval qui arrive de La gardeuse d’oies, de Grimm, et ce cheval a l’air d’être magique.
La langue de Jahnn semble avoir été sculpté dans la roche.
« Ce monde est un équilibre de joie et de souffrance. Car il est la source de toutes les représentations qui étaient là avant la création. De formidables chants et harmonies traversent les battements d’ailes du temps. Et la matière, la chair qui nous tourmente, est la correspondance d’un mystère cristallin. », dit Yngve.

Un homme descend de la montagne pour trouver une femme.

Vincent Guédon

PAUVRETE , RICHESSE, HOMME ET BETE de Hans Henny Jahnn est non seulement une oeuvre dramatique mais aussi un poeme, un conte.
C’est un recit au long cours, à propos de paysans, à la fois réaliste et magique.
On y voit à travers les êtres comme dans du verre. On y parle une langue rude, brutale même, intransigeante, voir lapidaire.

Rien n’est sous-entendu dans ces dialogues et pourtant les êtres ne savent pas tout dire. Ils butent, sur des désirs inassouvis, des peurs, des superstitions et la volonté de posséder. Ils veulent, une fois, connaître la jouissance ou le bonheur. Ils courent après ce bonheur et se heurtent les uns aux autres. Les plus sombres d’entre eux sont acharnées comme des chiens enragés. Les plus purs manquent de courage. Mais pour finir, chaque destin est dénoué.

La pièce se termine.
Devant le cercueil d’une morte, une femme dit : – J’avoue ! J’avoue ! Pardonne moi !

Loin d’être une réponse qui nous apaise, cela sonne comme une énigme, brulante.

Pendant trois jours, en octobre, au théâtre de l’échangeur Pascal Kirsch à  réunit neuf acteurs dans le but d’entendre et de faire entendre ce que l’on peut considérer comme le chef d’oeuvre théâtrale de Jahnn.

Leur résidence à la Générale  sera cette fois, la première étape vers une mise en scène.


HANS HENNY JAHNN, auteur du Pasteur Ephraïm Magnus, est l’un des prosateurs les plus importants et les plus singuliers du XXeme siècle en Allemagne, et pourtant, il est encore peu connu en France.
Son oeuvre, écrite entre les années 10 et 50, se partage entre oeuvres romanesques et oeuvres dramatiques. La pièce Pauvreté, richesse, homme et bête est contemporaine de son roman le plus célèbre,
énigmatique et noir : Le navire de bois. Bien que les récits qui les portent soient éloignés, le même thème traverse ces deux oeuvres maitresses.

L’amour en est le centre obscur et brulant…