Vendredi 13 octobre / Projection du film « 317 » / Projection, rencontre, débat

Projection du film « 317 » présenté par l’historien Claude Guillon et l’équipe du film.

>> Contribution au débat sur la répression politique sous l’état d’urgence dans le cadre du w.e « Ateliers d’auto-formation face aux violences étatiques » à La Générale du 13 au 15 octobre.

– Ouverture des portes à 19h30
– Projection à 20h
– Entrée libre

« 317 » est un documentaire de 60 minutes, auto-produit et réalisé par le Collectif 317.

Avec Vanessa Codaccioni, Didier Fassin, Samir Baaloudj, Claude Guillon

Bande annonce: https://vimeo.com/189528816
Article de presse: https://lundi.am/317-Documentaire-60min

—-

Descriptif

Au début de l’après-midi du 29 novembre 2015, avant l’ouverture de la COP21, quelques 5 000 personnes se rendent place de la République à Paris, malgré un encadrement militarisé de la place et une interdiction de manifester. Le départ en manifestation est tout de suite avorté et les personnes présentes sont agressées verbalement et physiquement, à des degrés divers, par les forces de l’ordre. Finalement, environ 500 personnes sont nassées à divers endroits de la place pendant plusieurs heures.
317 d’entre elles se font arrêter et repartir dans différents commissariats.
 
La garde-à-vue durera 24 heures pour la plupart des interpellé-es, 48 heures pour 9 d’entre elles-eux, certain-es passeront en comparution immédiate, condamné-es à payer des amendes ou simplement rappelé-es à l’ordre.
 
Le collectif des 317 a recueilli les témoignages des réprimé.e.s et a traduit les expériences des gardé.e.s à vue en images et en son. Dans le secret et la confiance naissent des paroles uniques qui racontent la violence telle qu’elle s’est ancrée dans l’histoire et dans les corps de chacun.e.

Le documentaire est avant tout un acte politique qui veut rendre visible l’inacceptable, afin d’alimenter le débat sur l’évolution contemporaine des violences policières, ainsi que sur la répression politique.

—-

« Moi je ne connaissais pas tout ça. C’est une violence que j’ai jamais vue et que j’ai jamais envie de revoir. Et ça a été tellement fort, qu’on a franchement cette peur, de se dire qu’on peut être arrêté à tout moment. Que tout est autorisé… » (extrait du témoignage de V, gardée-à-vue, le 29 novembre 2015)

« La garde à vue, soit elle te brise, soit elle te radicalise. Moi-même j’en sors plus radical, au sens noble du terme : dans mes convictions écologistes et anti-capitalistes »
(extrait du témoignage de H., lu part E., gardé-à-vue, le 29 novembre 2015)