du 1er au 5 sept / résidence de création musicale / Hughes GERMAIN et Oua Anou Diarra

Il y a aussi de la place pour les esprits…

…ceux des instruments inconnus, ceux des sons qui nous emportent. C’est un monde partagé plus qu’une histoire racontée…

…une invitation à entrer dans un «état second».

 

Escales Africaines, résidence de création de Hughes GERMAIN (créateur sonore, porteur du projet) avec Oua Anou Diarra (percussionniste).

Dans le prolongement de Faso_Nord, son précédent concert sur le Sahel Burkinabè, Hughes Germain souhaite poursuivre sa recherche d’écriture croisée, entre son et images.

Sur les pas d’André Gide et de son voyage en Afrique dans les années 20, Hughes Germain retrace sa propre aventure initiatique…60 ans après Gide, 30 après son premier voyage en Afrique, « Escales africaines » entraine le spectateur dans une aventure musicale, spatiale et temporelle.

ESCALES AFRICAINES parle d’un voyage, en musique et en images. On y écoute des paysages et des voix qui nous racontent un pays.

Dans « Escales africaines », Hughes Germain essaie donc de dérouler des fils qui s’entrecroisent entre lui et Gide. Il tisse des canevas entre l’ici et l’ailleurs, peignant un motif abstrait d’un monde disparu : celui d’une Afrique «originelle», et celui du voyage dont les souvenirs s’effilochent.

Hughes Germain signe la création musicale de ce spectacle.
Ce qui le préoccupe, dans sa musique, c’est la richesse de notre environnement sonore et la valeur de l’écoute. Ici, il nous plonge dans ses voyages africains et dans ses enregistrements sonores, récoltés au fil de ses séjours « initiatiques ».
De cette matière, il en a extrait l’essence sonore des lieux et la musique des langues.
Sur scène, Hughes Germain orchestre le tout, fait vibrer les notes, les basses, les rythmes…pour nous envelopper de matière sonore.

Dans « Escales Africaines », Hughes invite sur scène le musicien Oua-Anou Diarra, rencontré au Burkina Faso au moment des révolutions d’octobre 2014. Est née une amitié chaleureuse et franche, qu’ils partagent sur scène.
Oua-Anou Diarra est originaire du Burkina Faso, son instrument de prédilection est la flûte peuhl ou guinéenne. Il s’illustre également dans l’art du tamani (percussion) et du djéli n’goni (luthe du griot). Il défie la calebasse d’une main experte et traverse avec elle, les rythmes, les genres, la musique..
Dans ce spectacle musical, le jeu de Oua-Anou Diarra se mêle intimement aux paysages sonores de Hughes Germain. Sur scène, les notes des instruments se marient aux enregistrements de Hughes,
mais sont aussi retraitées en temps réel par l’électronique.
Le son quadriphonique englobe le public.

 

Hughes Germain

Capture d’écran 2016-08-18 à 15.50.10Diplômé des Beaux Arts Hughes Germain porte ses recherches sur les relations espace/son. Très vite, sa démarche est autant celle d’un plasticien que d’un musicien.

Le plus souvent, Hughes Germain prend en compte les réalités des lieux.

Son approche pourrait ressembler à celle d’un ethnologue ou d’un journaliste. Il capte avec ses micros des sons qui, cohabitant les uns avec les autres, nous sont rendus inaudibles ou sans intérêt. Mais de cette immersion, il n’en ressort non pas le sens commun, qui peut intéresser l’ethnologue et le journaliste, mais la matière du son, la musique des mots, la musique du sens.

Cette matière sonore, il va la réécouter comme on regarderait un paysage sans histoire ou pour la première fois. Comme si le son était matière brute. Son travail artistique consiste donc à créer à partir de ce matériau plastique.

 

Oua-Anou Diarra

Capture d’écran 2016-08-18 à 15.50.02Originaire du Burkina Faso, Oua-Anou Diarra est musicien, auteur, compositeur, interprète et pratique la musique depuis son plus jeune âge. Son instrument de prédilection est la flûte guinéenne mais il excelle également dans l’art du Tamani, du Djéli n’goni (« luth de griot ») et des calebasses qu’il joue à la main ou avec des baguettes.

C’est lors des révolutions d’octobre en 2014 au Burkina Faso qu’il rencontre Hughes Germain, de cette rencontre est née une amitié chaleureuse et franche, qu’ils partageront sur scène dans le prochain spectacle « Escale Africaines »