Yves Koerkel, plasticien

En résidence de création à la Générale pour le mois de Janvier

Depuis une quinzaine d’années, Yves Koerkel réalise des volumes et installations en papier plié. Sa pratique est le fruit d’influences diverses, puisées d’une part dans l’histoire de l’art et de l’architecture, et d’autre part lors de longs voyages, au cours desquels il a été confronté différentes formes d’arts traditionnels et populaires. C’est également sans doute au fait d’avoir grandi au sein d’une famille d’imprimeurs qu’il doit ce goût pour les créations de papier et cette réflexion sur la production massive d’icônes.
Il a développé principalement deux types de production.
L’une traite de la représentation humaine, au travers d’affiches publicitaires qu’il transforme en sculptures, qui ont davantage à voir avec un héritage dadaïste du détournement contestataire d’image. Le pli crée alors des pixels volumétriques qui transfigurent des icônes de beauté, ramènent le visage à sa plus fondamentale plasticité et questionnent la représentation humaine, la représentation de notre humanité.
L’autre axe de recherche est un travail de volumes blancs, à l’aspect visuel très épuré. Ils sont d’ordre plus architectural et peuvent évoquer la possibilité de formes, la possibilité de paysages. Le blanc de leur matière offre à la lumière, une infinité de gris, comme autant de nuances d’une langue sans mots. Ainsi, dans ses installations, Yves Koerkel agence généralement de manière complémentaire et dans le même espace ces objets visages et paysages aux effets visuels très différents.

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