Un potager métropolitain

Un des facteurs réunificateurs est de mettre en lien le sol et le toit dans toutes nos actions. Si l’on prend comme exemple le compostage, l’aspect collaboratif et rayonnant s’organise ainsi : suite à l’analyse des contraintes liées au site (accessibilité des zones de compostage, accessibilité du toit, facilité d’acheminement de matière sur le toit (déchets ou compost), possibilité d’approvisionnement en broyat, etc.), nous mobiliserons les usagers par la mise en place d’ateliers de découverte du compostage (ateliers de 2H), jusqu’à ce qu’ils acquièrent leur autonomie dans cette pratique. Nous mettrons aussi en place des ateliers de formation plus approfondie sur le compostage et son fonctionnement (atelier de 1/2 journée à 1 journée). Nous mènerons cette action aussi avec les écoles primaires à proximité. A terme, quand les aménagements pour le public seront réalisés, les plus petits des écoles pourront venir voir pousser les forces de la nature.

La GENERALE

Formation et pédagogie

Les aspects de formation et de pédagogie se retrouvent dans tous les usages créés par le jardin sur le toit. La pédagogie portera aussi sur
le projet des micro-algues, pour sa capacité à filtrer l’eau. Nous avons pour projet d’organiser à la Générale des conférences thématiques liées à l’exploitation du toit. Nous allons tisser un maximum de lien social à partir de cette installation dont la Générale sera l’articulation. L’ensemble des activités fera l’objet d’un suivi et d’un reportage continu sous forme de textes, photos, vidéos…

La sensibilisation aux cultures et à l’acte de se nourrir se fera par l’apprentissage au jardinage, à l’écologie, à la biodiversité. La recherche et l’expérimentation menées sur le toit seront vectrices d’une autre appro- che de la science, plus participative.

Participation

L’implication des usagers et habitants du quartier, mais aussi des institutions et des associations sera au cœur de la démarche dans les différentes étapes du projet.
L’acte de cultiver à la Générale sera partagé avec les étudiants de la TECOMAH, école agronomique située à Jouy-en-Josas. Ils viendront entretenir le jardin avec les Généraliens. Dans un second temps, quand l’accessibilité publique sera possible, le volontariat sera accepté pour l’exploitation et la gestion des récoltes.

La Générale met aujourd’hui la cuisine au centre de ses rencontres lors des ouvertures. La cuisine, sous l’égide d’Ivanne et Sidonie, est un lieu de culture culinaire. Les cultures potagères serviront à alimenter la cui- sine de la Générale et permettront des expérimentations et des défis culinaires. Nous pourrons goûter aux joies de l’ultra-frais en ne laissant passer que quelques minutes entre la cueillette et la consommation. La programmation des cultures sera donc en relation avec la cuisine. Lorsque la production du potager excèdera les besoins de la cuisine, il y aura lieu de s’occuper de cette production.

Le partage des récoltes se fera à l’échelle de l’immeuble et du quartier, voire plus largement, lors des moments dédiés d’ouverture publique de la Générale. L’association Colibri promouvra cet espace par l’apport de graines sur la parcelle, et la distribution de pousses pour les habitants. L’activité du toit sera toujours d’actualité. Une caméra webcam sur le toit permettra de suivre les évolutions de l’installation et la croissance des plantes.