3 – 7 mai 2021 / Watt / Musique

Watt, quatuor en résidence à La Générale.
 
Quatuor de clarinettes avec :
– Julien Pontvianne
– Jean-Brice Godet
– Antonin-Tri Hoang
– Jean Dousteyssier
 
WATT est le nom de l’inventeur de la machine à vapeur dont l’invention ouvre, d’après le prix nobel Paul Crutzen, l’âge de l’anthropocène … WATT est aussi le nom d’un non-roman de Samuel Beckett, qui épuise la fiction, qui ne narre pas, mais découvre une réalité dans laquelle les plus minimes événements sont des incidents de clarté formelle au contenu impénétrable… WATT est aussi le nom d’un quatuor de clarinette qui, depuis 2011, explore les dédales du mouvement immobile, avec plus de cinquante concerts à travers l’Europe et deux albums. Long, ténu, secret, le filet sonore de WATT se referme lorsque l’on tend l’oreille, par variations infimes, par hypnose, de l’ébauche du souffle jusqu’à sa fin. Ils créent un drone qui se densifie, s’épaissit, se dilate, s’égoutte et se dilue sans relâcher son emprise sur notre imaginaire. Ils sont quatre mais sonnent comme un seul, utilisant la clarinette comme un véritable émetteur d’ondes. Mais l’unité n’est que surface. Tout se joue en-dessous…
 
 
« Depuis presque dix ans, nous jouons, en quatuor de clarinettes, une pièce improvisée de 40 à 50 minutes qui est devenue une composition par la force des choses. Cette force des choses, ce sont les nombreux concerts que nous avons faits, et qui ont amené cette proposition simple – faire un son continu évoluant lentement à partir d’un unisson – à varier légèrement, à progresser lentement, en fonction de l’espace, de l’auditoire et de nos facultés d’endurance. Nous avons décidé d’inviter des compositeurs à écrire pour nous en s’adaptant à un format bien précis : la cassette infinie. Ce procédé assez simple, possible par la jonction des deux extrémités d’une bande magnétique allant jusqu’à 15 minutes, offre un grand champ de possible que vous êtes libre d’explorer à votre guise. Nous ne posons pas d’autres contraintes que celles qu’impose ce support particulier : la fin doit correspondre au début pour que l’une et l’autre soient abolis. »
 
Pour ÉPILOGUE, Watt souhaite passer commande, en ces termes, à quatre compositeurs dont le travail leur semble faire écho au leur : Kali Malone, Karl Naegelen, Caroline Marçot et Léo Dupleix.
 
Youtube : youtube.com/watch?v=VAml2Aia38U&feature
Facebook : https://www.facebook.com/wattquatuor
 
©Jeff Humbert
 

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