Vendredi 10 novembre / 2ème journée noire des associations
Ouverture publique

Le 18 octobre dernier a eu lieu la première « journée noire des associations » pour réagir suite à la suppression des contrats aidés et plus largement, alerter sur l'avenir des associations. Une nouvelle mobilisation est annoncée ce 10 novembre, avec des syndicats et des collectivités territoriales également impactées (voir ICI).
Cette mobilisation s'inscrit dans la suite de l'Assemblée Générale francilienne organisée le 12 octobre dernier à La Générale par le collectif francilien inter-associatif Vent d'Assos (dans lequel Actes if est impliqué) et la mobilisation du 18 octobre au Panthéon, en réaction à la suppression des CUI-CAE et plus largement en réaction à un ensemble de mesures qui portent atteinte à la pérennité des associations et à l'ensemble des missions qu'elles portent.
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Vendredi 10 novembre / deuxième journée « noire » - ACTION :
Ce 10 novembre 2017, les associations se sont mobilisées dans toute la France pour une 2e journée noire, après celle du 18 octobre (voir ici) pour refuser l’immense plan social sur les contrats aidés (250 000 suppression d’ici à fin 2018) à l’appel du Collectif des Associations Citoyennes, d’un large front intersyndical, de collectifs unitaires locaux, avec parfois le soutien des mairies. Quelques 230 mobilisations ont rassemblé plusieurs milliers d’associations et 15 défilés ont eu lieu sur l’ensemble du territoire. En s’habillant de noir pour symboliser leur mort programmée, elles ont multiplié les actions symboliques (voir ici). A Paris, une marche ponctuée de « Die-In » entre Bourse et République a rassemblé quelques 400 personnes. D’autres manifestations sont prévues dans les prochains jours, avec notamment une grève dans le secteur du travail social le 20 novembre, soutenue par le CAC. « Les associations entendent montrer quelles sont l’oxygène qui permet à ce pays de respirer. Sans elles, moins de lien social, moins de solidarité et moins de culture » tempête Jean-Claude Boual, président du CAC.
Le gouvernement commence à bouger, mais tout reste à faire
Cette mobilisation n’est pas sans résultats. Face à la montée des protestations, le Premier ministre, accompagné de M. Hulot et M. Blanquer, a annoncé ce 9 novembre le lancement d’une concertation, pour aboutir dès le mois de janvier à des propositions en matière de financement, d’engagement, d’accompagnement de la vie associative. Le gouvernement a concédé de sanctuariser les contrats aidés liés à l’urgence sociale, au handicap et aux quartiers prioritaires, ainsi qu’une augmentation de 25 millions d’euros du FDVA (soit 1% de la diminution des crédits emplois aidés, mais a refusé, à l’Assemblée Nationale, de revoir à la hausse l’enveloppe globale des crédits alloués. Les destructions massives se poursuivent donc sur le terrain, avec d’innombrables drames humains.
Cette concertation n’aura de sens que si elle repose sur un dialogue sincère incluant toutes les associations (notamment celles regroupées dans le CAC) permettant d’aborder les questions de la stabilité d’emplois associatifs stables à travers des CDI et la contribution au bien commun d’innombrables petites et moyennes associations, tout en maintenant un dispositif adapté de retour à l’emploi.
Les associations doivent plus que jamais rester mobilisées et s’exprimer ensemble, avec les syndicats de salariés et les collectivités. Par ailleurs, nous appelons les Sénateurs à rétablir les crédits dédiés aux contrats aidés, et les Députés à voter en seconde lecture, les crédits suffisants pour préserver les emplois associatifs comme préalable à une concertation sereine pour penser les alternatives aux contrats aidés.
- Un rassemblement est prévu à 14h devant l'AFP (place de la Bourse) avant un départ à 15h direction place de la république.
- Également, des actions à 14h devant l'AFP, à 15h30 devant la mairie et la Maison des associations du 3ème, et à 17h place de la république.
Ce 10 novembre 2017, les associations se sont mobilisées dans toute la France pour une 2e journée noire, après celle du 18 octobre (voir ici) pour refuser l’immense plan social sur les contrats aidés (250 000 suppression d’ici à fin 2018) à l’appel du Collectif des Associations Citoyennes, d’un large front intersyndical, de collectifs unitaires locaux, avec parfois le soutien des mairies. Quelques 230 mobilisations ont rassemblé plusieurs milliers d’associations et 15 défilés ont eu lieu sur l’ensemble du territoire. En s’habillant de noir pour symboliser leur mort programmée, elles ont multiplié les actions symboliques (voir ici). A Paris, une marche ponctuée de « Die-In » entre Bourse et République a rassemblé quelques 400 personnes. D’autres manifestations sont prévues dans les prochains jours, avec notamment une grève dans le secteur du travail social le 20 novembre, soutenue par le CAC. « Les associations entendent montrer quelles sont l’oxygène qui permet à ce pays de respirer. Sans elles, moins de lien social, moins de solidarité et moins de culture » tempête Jean-Claude Boual, président du CAC.
Le gouvernement commence à bouger, mais tout reste à faire
Cette mobilisation n’est pas sans résultats. Face à la montée des protestations, le Premier ministre, accompagné de M. Hulot et M. Blanquer, a annoncé ce 9 novembre le lancement d’une concertation, pour aboutir dès le mois de janvier à des propositions en matière de financement, d’engagement, d’accompagnement de la vie associative. Le gouvernement a concédé de sanctuariser les contrats aidés liés à l’urgence sociale, au handicap et aux quartiers prioritaires, ainsi qu’une augmentation de 25 millions d’euros du FDVA (soit 1% de la diminution des crédits emplois aidés, mais a refusé, à l’Assemblée Nationale, de revoir à la hausse l’enveloppe globale des crédits alloués. Les destructions massives se poursuivent donc sur le terrain, avec d’innombrables drames humains.
Cette concertation n’aura de sens que si elle repose sur un dialogue sincère incluant toutes les associations (notamment celles regroupées dans le CAC) permettant d’aborder les questions de la stabilité d’emplois associatifs stables à travers des CDI et la contribution au bien commun d’innombrables petites et moyennes associations, tout en maintenant un dispositif adapté de retour à l’emploi.
Les associations doivent plus que jamais rester mobilisées et s’exprimer ensemble, avec les syndicats de salariés et les collectivités. Par ailleurs, nous appelons les Sénateurs à rétablir les crédits dédiés aux contrats aidés, et les Députés à voter en seconde lecture, les crédits suffisants pour préserver les emplois associatifs comme préalable à une concertation sereine pour penser les alternatives aux contrats aidés.Confettis
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