Ciné-club / Cause commune #01

samedi 13 juin 2026 | 19h30

Projection

Rencontres

Le Ciné-club Cause commune #01 à La Générale projette le samedi 13 juin Un petit peuple qui va là-bas (2018, fiction, 59 minutes), un film de Catherine Vallon avec les acteurices de l’atelier théâtre de la clinique de La Borde. En présence de la réalisatrice. 

  • Samedi 13 juin 2026, ouverture des portes à 19h30.
  • Entrée libre réservée aux adhérent·es de l'association (adhésion sur place ou en ligne à 1€ minimum). Accueil dans le patio de La Générale.
  • La Générale, 39 rue Gassendi, Paris 75014, accès PMR.
  • Buvette sur place.

RÉSUMÉ

Le film nous entraine dans le voyage d’un petit peuple nomade qui n’a de terre que celle qu’il crée. Il est la trace et la cartographie de l’aventure théâtrale menée à la clinique de La Borde par Catherine vallon, auteure-metteuse en scène avec les acteurs/patients de l’atelier théâtre de 2007 à 2015. Voyage-récit conduit par l’impossible histoire de Pleutre le grand qui « n’avait rien dit depuis sa naissance. Sur les pas d’un petit peuple en devenir.

SYNOPSIS

Au fond d’une clairière, des hommes et des femmes se rassemblent pour partir. C’est le printemps, ça pousse, bourdonne, gazouille de toutes parts. Voyage à la destination inconnue à travers les prairies et les bois, conduit par l’impossible histoire de Pleutre le grand qui « n’avait rien dit depuis sa naissance. Aux cours de leurs pérégrinations, ces indiens de nulle part découvrent au fond de la forêt un étrange théâtre qui dans un phénomène de dédoublement d’eux-mêmes les joue et les parle. Les scènes de ce théâtre hallucinatoire, prolifèrent et arrêtent leurs pas quelques instants : Lady Macbeth et Macbeth à la tombée du jour devant une cabane, Bérénice et Titus dans leur adieux déchirant sous la futaie, une Andromaque sortie des taillis, Antigone appelle dans les lueurs du soir… Leur parcours se renouvelle sans cesse dans l’absurde et le surnaturel, ,dans le suspens de leurs mouvements, au gré du trottinement joyeux de leurs pas.
Pleutre Le grand et le petit peuple se confondent dans le grand Tout vibrant auquel vient se mêler la voix des poètes. Le film est une poétique des processus qui travaillent la vie quotidienne à La Borde. Et qui, selon le mot de Félix Guattari, pourrait s’envisager comme une écosophie au sens d’un devenir de la folie, d’un sentir ensemble.
Le film, donc, est la trace et la cartographie d’une expérience créatrice singulière entre les patients/acteurs et Catherine Vallon. Il est dédié à Jean Oury, qui jusqu’à la fin, porta une ,attention toute particulière et une écoute sensible à cette poétique du jeu.

NOTES D'INTENTION :

Les hasards de l’existence m’ont conduite à la clinique de La Borde, lieu de soin et de vie hors norme dans le champ de la psychiatrie, creuset de la psychothérapie institutionnelle, là où la folie y est accueillie dans sa singularité, où pensionnaires et soignants, tels les habitants d’un village, circulent librement sur les sentiers d’un quotidien partagé au sein du collectif qui l’organise.
Venue pour faire la mise en scène d’un spectacle avec les patients de la clinique, j’ai rencontré Jean Oury, psychiatre penseur et fondateur de la clinique qui m’a ensuite invitée à venir tout au long de l’année faire un atelier de théâtre d’une semaine par mois.
Pendant huit années, de 2007 à 2015, les acteurs et moi, au fil d’un cheminement continu, avons expérimenté, créé des spectacles, sans jamais cesser de construire, d’inventer, conduits par le désir de partir vers ce qu’on ne connaissait pas, ensemble nous formions un petit peuple nomade. L’aventure me parut si extraordinaire qu’avant de quitter La Borde, j’ai souhaité faire un film pour qu’il reste une trace de notre expérience créatrice. Le film est la fiction de notre aventure, les acteurs comme personnages d’eux-mêmes, incarnent le petit peuple nomade.

BIOGRAPHIE

Catherine Vallon, auteure, metteuse en scène. En 2007 elle rencontre Jean Oury. Pendant huit ans et jusqu’en 2015 elle anime l’atelier théâtre à la clinique psychiatrique de La Borde et y crée des spectacles ; elle y élabore une approche singulière du jeu burlesque avec les patients. En 2016, elle poursuit son travail de recherche au cours d’une résidence d’artiste à l’hôpital de Ville Evrard, cette fois-ci avec des acteurs non patients et conçoit Makina burleska, une machine à écrire et à performer les forces élémentaires de l’inconscient. Elle réalise à l’hôpital de Ville Evrard le tournage d’un film : Chaosmuse, le Hic et le Hop de la folie. Elle est membre du Comité de rédaction de la revue Chimères et publie des textes poétiques.

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Le ciné-club de La Générale débute deux nouveaux cycles complémentaires : Cause commune et Effets personnels.

Les séances Cause commune sont dédiées à la projection de films proposés par les membres du collectif et les résident•es de La Générale ayant contribué, par leurs projets, à la vie du lieu depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui. Le programme de ce cycle est le reflet de la diversité des approches qui caractérise son action et sa créativité.

Les séances Effets personnels sont le fruit d’une collaboration entre Valeria Cetraro et Sébastien Jamain. Chaque projection associera librement des œuvres de style, de format et d’époque variables. La confrontation des films programmés pourra ouvrir à des expériences et des perspectives de réflexion inhabituelles. Les documents issus des échanges qui suivront les projections, en présence des cinéastes ou des vidéastes, seront archivés de manière à constituer un fond commun.