Dirt, de Burning Salt. Un clip réalisé par Florence Pierre et Gordon Spooner.
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Gordon Spooner au sujet du projet :
" Dirt, c’est un projet presque entièrement parti de relations sur Instagram.Il y a 2 ou 3 mois, Hannah Hull, la chanteuse de Burning Salt m’a contacté via Instagram pour me dire qu’elle adorait mon travail photographique, et qu’elle aimerait me proposer une collaboration. Je pensais que l’idée sera plutôt de faire des photos avec elle en Angleterre, mais, début juillet, elle m’a envoyé une chanson, pas encore terminée, en me demandant si je pourrais tourner le clip…La chanson parle de Holloway, dans le nord de Londres. La plus grande prison pour femmes en Europe, fermée en 2016. Plus précisément, à l’intérieur de la prison, on proposait à certaines prisonnières de suivre une formation, pour être habilitée à appartenir à une équipe de nettoyeuses. La fonction des ces équipes était d’intervenir quand d’autres prisonnières se rebellaient par des "protestations sales".Les "protestations sales", (‘Dirty Protests’ en anglais) ont commencé en l’Irlande du Nord. Les détenus refusent toute forme d’hygiène. Elles refusent de se laver, tapissent les murs et le sol de leur cellule des restes de repas et d’excréments.En contre partie, elles avaient le droit à un salaire et de porter une combinaison blanche. Elles avaient un statut.L’argent qu’elles gagnaient, elles l’utilisaient pour acheter quelques petits luxes.Mais surtout, des produits de beauté.J’en ai parlé avec ma co-réalistrice, Florence Pierre, qui a toute de suite reconnu que le sujet était plus grand que l’histoire de ces prisonnières. Parce que cette idée, c’est aussi une réflexion sur la vie de beaucoup de femmes.Nous avons décidé très vite de contacter Louise (un autre contact Instagram que j’avais déjà photographié) qui se trouve dans un fin équilibre entre la comédienne et la danseuse.L’idée de tourner à La Générale est venue toute de suite après. Le décor est lumineux, aéré, il a du vécu.On voulait suggérer une prison, suggérer la saleté, sans jamais tomber dans la description, le premier degré…La femme qu’on filme accumule toute la saleté qui l’entoure, collée au sol, elle devient une éponge, un torchon. Elle arrive à reprendre le dessus, à se nettoyer, à s’habiller avec des vêtements propres. Mais elle ne se débarrassera pas totalement de sa fonction. C’est un statut à double tranchant.....Je tiens à remercier tout le staff de La Générale, qui nous a permis de tourner ! "
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Photos / Jair Lanes
Notre bail précaire se termine le 31 décembre 2026.
Nous souhaitons avant tout maintenir le projet de La Générale, que ce soit dans notre bâtiment actuel ou dans un autre bâtiment, tant qu'il reste conforme à notre cahier des charges.
À ce jour, La Générale n'a toujours pas reçu de propostion de relogement, nous sommes toutefois disposé/es à examiner attentivement toute proposition.
Le 24 mai 2024, le vœu 142 a été voté au Conseil de Paris, il confirmait l'engagement de la Mairie de Paris à trouver un espace viable et conforme aux besoins de l'association, nous demandons que la mairie respecte son vote.
Nous demandons qu'une véritable politique culturelle soit appliquée, c'est-à-dire que la Mairie soutienne l'émergence, les lieux associatifs et alternatifs, les fabriques de culture, les espaces de liberté et d'expérimentation, les projets humains.
Ainsi, nous demandons que notre bail soit reconduit ou qu'un espace conforme soit proposé, afin de permettre la pérennisation de La Générale.
Nous refusons catégoriquement que La Générale ferme, comme c'est le cas de tant d'autres lieux.