26 oct / Revue Fig / édition, lancement

APÉRO DE LANCEMENT

Ouverture des portes à 19h30, entrée libre.

Ce lancement inédit mettra à l’honneur le précieux travail des contributeurs du troisième numéro de fig., et s’articulera autour de tous les acteurs qui ont participé à son édition : performances d’auteurs, prolongations des contributions dans une exposition, dans des projections et une installation sonore!

fig. n°3 – paradoxe
Maintenant, il faut geler les lumières illusoires dont notre époque s’auréole, pour en figurer les ténèbres, les taches et les contradictions.

21 contributeurs :
Hugo Grail
Carla Frick Cloupet
Ruedi Baur
Barbara Szaniecki
Louis Dunbar
Sandrine Binoux
Amélie Tripoz
Martin Guillaumie
Benjamin Dos Santos
Mathilde Segonds
La Générale Nord-Est
Nina Antin
Antoine-Frédéric Nunes
Hugo Chevassus
Carlos Solano
Diane Lentin
Pierre Bujeau
Chantal Neveu
Esther Salmona
Suzanne Moreau

 

Revue Fig. est une revue de réflexion critique sur l’architecture et l’urbanisme.

fig. a été créée dans un contexte de liberté et d’expérimentation. Elle a parallèlement servi de lieu de recherches et d’exploration à des travaux de fin d’études de deux étudiants.

D’une part, la première maquette de la revue constituait une prolongation d’un travail de Mémoire de fin d’études soutenu en janvier 2015 à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Étienne par Hugo Chevassus. D’autre part, les trois premiers numéros parus entre mars et juin, ainsi que la recherche éditoriale sous­jacente ont été présentés lors de l’épreuve de DNSEP de Fanny Myon à l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne.

Auto­diffusée, la revue collabore avec différentes librairies spécialisées, en France et à l’étranger. Elle s’entoure par ailleurs de partenaires variés et nécessaires, comme la Fonderie parisienne LongType, qui fournit généreusement la fonte ECAM, de précieux relecteurs et surtout l’ensemble des contributeurs sans qui la revue n’existerait pas.


De la nécessité de la critique architecturale au sein d’une revue spécialisée

Toute critique est une main tendue à l’architecture, désireuse de la faire avancer. Et chaque main tendue possède ses lignes, permettant aujourd’hui une chiromancie de l’architecture. Cette lecture est en permanente mutation, catalysée par une évolution constante des modes d’appropriation de l’architecture.
En regard des constructions contemporaines, la critique rapporte à l’architecture une lisibilité perdue, en cette période d’incertitude sur le style face à la diversification bâtie. Alors la critique devient un fondement de l’architecture, pour la reconnaître en tant que discipline et non comme désordre construit. Elle est la voix qui nous unit et qui clame haut et fort « j’existe », faisant de l’architecture une affaire publique. Vecteur de diffusion, elle cherche à connaître et reconnaître chaque élément structurant d’une pensée architecturale et représente sa prolongation dans le temps.

En ce sens, la critique permet aux architectes de se reconnaître entre eux, mais elle aspire également à un rôle plus globalisant, en direction des artistes. Une nouvelle forme de critique voit le jour lorsque l’architecture n’est plus contemplée, mais décortiquée, conceptualisée, prédominante sur un acte créateur a posteriori. Qu’advient-il de l’architecture qui sert d’inspiration à d’autres créations ? Ces dernières sont aussi porteuses d’un lourd discours critique sur l’architecture.

Si le projet architectural est ancré et inscrit dans un contexte défini, la critique, elle, voyage et se promène. La revue devient la tribune idéale pour développer ces questionnements distants par l’espace et le temps, que seule l’architecture, en tant que discipline, réunit. L’espace éditorial représente une source exceptionnelle d’inspirations. Et si la presse spécialisée tombe de nos jours dans la séduction, existe-t-il encore une écriture porteuse de jugement décidée à critiquer plutôt qu’à montrer, agissant au service d’une architecture convaincante ? La revue devient cet outil social, politique et poétique indispensable, d’une part, comme objet de résistance face à une industrie marchande réductrice, d’autre part, comme fervent défenseur de la chaîne de production du livre au sein de l’édition

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