En résidence de création à la Générale pour le mois de Janvier
Depuis une quinzaine d’années, Yves Koerkel réalise des volumes et installations en papier plié. Sa pratique est le fruit d’influences diverses, puisées d’une part dans l’histoire de l’art et de l’architecture, et d’autre part lors de longs voyages, au cours desquels il a été confronté différentes formes d’arts traditionnels et populaires. C’est également sans doute au fait d’avoir grandi au sein d’une famille d’imprimeurs qu'il doit ce goût pour les créations de papier et cette réflexion sur la production massive d’icônes.
Il a développé principalement deux types de production.
L’une traite de la représentation humaine, au travers d’affiches publicitaires qu'il transforme en sculptures, qui ont davantage à voir avec un héritage dadaïste du détournement contestataire d’image. Le pli crée alors des pixels volumétriques qui transfigurent des icônes de beauté, ramènent le visage à sa plus fondamentale plasticité et questionnent la représentation humaine, la représentation de notre humanité.
L’autre axe de recherche est un travail de volumes blancs, à l’aspect visuel très épuré. Ils sont d’ordre plus architectural et peuvent évoquer la possibilité de formes, la possibilité de paysages. Le blanc de leur matière offre à la lumière, une infinité de gris, comme autant de nuances d’une langue sans mots. Ainsi, dans ses installations, Yves Koerkel agence généralement de manière complémentaire et dans le même espace ces objets visages et paysages aux effets visuels très différents.
Notre bail précaire se termine le 31 décembre 2026.
Nous souhaitons avant tout maintenir le projet de La Générale, que ce soit dans notre bâtiment actuel ou dans un autre bâtiment, tant qu'il reste conforme à notre cahier des charges.
À ce jour, La Générale n'a toujours pas reçu de propostion de relogement, nous sommes toutefois disposé/es à examiner attentivement toute proposition.
Le 24 mai 2024, le vœu 142 a été voté au Conseil de Paris, il confirmait l'engagement de la Mairie de Paris à trouver un espace viable et conforme aux besoins de l'association, nous demandons que la mairie respecte son vote.
Nous demandons qu'une véritable politique culturelle soit appliquée, c'est-à-dire que la Mairie soutienne l'émergence, les lieux associatifs et alternatifs, les fabriques de culure, les espaces de liberté et d'expérimentation, les projets humains.
Ainsi, nous demandons que notre bail soit reconduit ou qu'un espace conforme soit proposé, afin de permettre la pérennisation de La Générale.
Nous refusons catégoriquement que La Générale ferme, comme c'est le cas de tant d'autres lieux.