Vendredi 2 juin / Soirée de soutien à la Cantine des Pyrénées
Ouverture publique
Soirée festive pour soutenir la Cantine des Pyrénées !La Cantine des Pyrénées est un projet local de solidarité et de résistance dans le 20eme arrondissement. C'est un espace où se déroulent chaque semaine des permanences et des ateliers ouverts sur le quartier, ainsi que des événements de soutien à des luttes, des collectifs ou des associations qui en ont besoin.
L’argent récolté à cette soirée contribuera à financer le loyer du local pendant la fermeture de cet été.
Au programme :
● Une paella de renommée, cuisinée par les amis valenciens et catalans
● Des spectacles de danse
● Et un dancefloor
Ouverture des portes à 18h
L'entrée est à PRIX LIBRE.
Pour soutenir financièrement la Cantine des Pyrénées :
https://www.helloasso.com/don/associations/les-pieds-sur-la-table-75020
Le message de la Cantine :
Depuis janvier 2013, à quelques uns, chômeurs, travailleurs, sans-papiers, habitants du quartier ou pas, nous avons occupé le 331 rue des pyrénées puis loué ce lieu pour ne pas rester isolés dans la précarité.
Si les repas ne sont pas chers et les activités gratuites c’est parce que nous voulons lutter contre ce monde marchand où tout s’achète et tout se vend.
Nous ne cherchons pas à faire de bénéfices et payer un loyer au prix du marché était incompatible avec notre action. C’est pourquoi, nous occupions illégalement un immeuble qui était vide au 331 rue des Pyrénées. À l’étage vivaient aussi 6 personnes qui, comme beaucoup, n’ont pas les moyens de se loger en région parisienne. Par ailleurs, nous n’avons aucun scrupule à le squatter dans la mesure où ce lieu appartient à un groupe immobilier qui participe à la spéculation chassant les plus pauvres du centre.
Nous ne pensons pas qu’un monde meilleur soit possible à l’intérieur du capitalisme.
Nous ne voulons pas compenser les faiblesses de l’État. Nous ne prétendons pas non plus créer une bulle alternative à l’extérieur de ce système car les réalités sociales et économiques s’imposent à tous. La lutte et la solidarité sont les seuls moyens d’en sortir.
Ce lieu est nécessaire, utile et ouvert au quartier, beaucoup nous ont rejoint. Chacun, chacune peut participer à la cantine, aux distributions gratuites de nourriture, aux cours de français ou aux permanences déjà en place ; proposer d’autres ateliers, organiser des réunions publiques sur des luttes locales, un repas pour soutenir une caisse de grève, une discussion, une projection...
Notre bail précaire se termine le 31 décembre 2026.
Nous souhaitons avant tout maintenir le projet de La Générale, que ce soit dans notre bâtiment actuel ou dans un autre bâtiment, tant qu'il reste conforme à notre cahier des charges.
À ce jour, La Générale n'a toujours pas reçu de propostion de relogement, nous sommes toutefois disposé/es à examiner attentivement toute proposition.
Le 24 mai 2024, le vœu 142 a été voté au Conseil de Paris, il confirmait l'engagement de la Mairie de Paris à trouver un espace viable et conforme aux besoins de l'association, nous demandons que la mairie respecte son vote.
Nous demandons qu'une véritable politique culturelle soit appliquée, c'est-à-dire que la Mairie soutienne l'émergence, les lieux associatifs et alternatifs, les fabriques de culture, les espaces de liberté et d'expérimentation, les projets humains.
Ainsi, nous demandons que notre bail soit reconduit ou qu'un espace conforme soit proposé, afin de permettre la pérennisation de La Générale.
Nous refusons catégoriquement que La Générale ferme, comme c'est le cas de tant d'autres lieux.