La Générale et le collectif MWASI sont la cible d'une campagne de désinformation et de fake news orchestrée par l'extrême droite la plus puante. Nous sommes attristés de voir certaines associations antiracistes se laisser manipuler ainsi. Elles se retrouvent paradoxalement du côté des racistes à stigmatiser celles et ceux qui militent pragmatiquement pour les valeurs d'égalité et de respect.
La Générale est un laboratoire d'idées qui défendra toujours le débat bienveillant et constructif, la diversité des approches et l'ouverture contre les logiques d'exclusion, comme l'atteste la reconnaissance obtenue depuis plus de dix ans d'activité dans tous les domaines de la culture.
La Générale est historiquement un lieu de débats féministes et antiracistes, et non un lieu d'idéologies. Sur ces sujets, des opinions de toutes natures ont pu être discutées paisiblement ici. Dans ce cadre nous avons été amenés à travailler plusieurs fois avec le collectif MWASI, toujours de manière très enrichissante, à l'opposé des accusations et des fake news initiées par les officines troubles de la fachosphère telle que riposte laïque où fdesouche, puis reprises sans discernement par divers media.
Nous remarquons aussi que lorsque la question de la race n'est pas évoquée, les groupes de discussion féministes "entre femmes" n'ont jamais posé de problème à grand monde. Il s'agit d'une méthode de travail classique, dont l'utilité a été démontrée, pour que la parole puisse émerger librement et pour qu'en parallèle une réflexion ouverte puisse prendre place sereinement.
Enfin nous nous amusons beaucoup de voir tous ces communautaristes blancs qui exigent soudainement le droit d'assister à une rencontre qui se revendique du militantisme afroféministe, par ailleurs tout public en dehors des ateliers de travail.
Notre bail précaire se termine le 31 décembre 2026.
Nous souhaitons avant tout maintenir le projet de La Générale, que ce soit dans notre bâtiment actuel ou dans un autre bâtiment, tant qu'il reste conforme à notre cahier des charges.
À ce jour, La Générale n'a toujours pas reçu de propostion de relogement, nous sommes toutefois disposé/es à examiner attentivement toute proposition.
Le 24 mai 2024, le vœu 142 a été voté au Conseil de Paris, il confirmait l'engagement de la Mairie de Paris à trouver un espace viable et conforme aux besoins de l'association, nous demandons que la mairie respecte son vote.
Nous demandons qu'une véritable politique culturelle soit appliquée, c'est-à-dire que la Mairie soutienne l'émergence, les lieux associatifs et alternatifs, les fabriques de culture, les espaces de liberté et d'expérimentation, les projets humains.
Ainsi, nous demandons que notre bail soit reconduit ou qu'un espace conforme soit proposé, afin de permettre la pérennisation de La Générale.
Nous refusons catégoriquement que La Générale ferme, comme c'est le cas de tant d'autres lieux.