LE MOCHE / VOIR CLAIR / PERPLEXE L’ARGUMENT EN TOURNÉE !

Le Théâtre de L’Argument vous donne rendez vous pour la reprise de
LE MOCHE / VOIR CLAIR / PERPLEXE
de Marius Von Mayenburg

« Je crois que quelque chose ici n’est gravement pas en ordre »
Eva ( Perplexe)
TRILOGIE

Le Moche / Perplexe  de Marius von Mayenburg

Théâtre des Quartiers d’Ivry (94)
Du 9 au 13,  puis du 17 au 20 Mars 2015

Le Moche / Voir clair / Perplexe de Marius von Mayenburg

Théâtre des Quartiers d’Ivry (94)
Les 14 et 15 , 21 et 22 Mars 2015

Le Moche / Voir clair  de Marius von Mayenburg

Théâtre de Rungis (94)
Le 5 Mai 2015

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Conception et Mise en scène : Maïa Sandoz

Avec Serge Biavan, Christophe Danvin, Adèle Haenel, Paul Moulin et Aurélie Verillon
Collaborations artistiques : Paul Moulin, Guillaume Moitessier
Scénographie, costumes : Catherine Cosme
Musique : Christophe Danvin
Lumières : Bruno Brinas, Bastien Perralta
Assistant mise en scène : Cyrille Labbé
Collaboration chorégraphique : Gilles Nicolas
Direction technique : John Carroll
Accessoires : Catherine Cosme, Isabelle Chasseriault
Administration de production : Alice Perot-Hodjis

Remerciements : Gaël Richard, Aymeric Demarigny, Eric Dumarché, le collectif Ensemble et l’ensemble des Artistes Activistes Associés de la Générale, Kim Lert et Aurélie Lebeller.

L’Arche est éditeur et agent théâtral des pièces représentées © l’arche éditeur – www.arche-editeur.com

Production déléguée: Théâtre de l’Argument
Coproduction création Saison 2013/2014 : Théâtre de l’Argument / La Générale
Avec le soutien de L’aide à la production Drac Île-de-France, l’aide à la production d’Arcadi Ile-de-France,  Le CDN D’Orléans Loiret Centre,  La C.C.A.S., L’Adami, La Spedidam et la Ville de Paris.

Coproduction Reprise Saison 2014/2015 : Théâtre de l’Argument / La Générale / Théâtre des Quartiers D’Ivry

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J’ai souhaité créer un seul spectacle avec ces 3 pièces, pour proposer aux spectateurs une traversée dans une partie de l’oeuvre de Mayenburg.

Le Moche, Voir clair et Perplexe coexistent de manière cohérente et se nourrissent les unes les autres : elles sont fortement liées entre elles (de manière vertigineuse, kaléidoscopique) par un fil invisible, comme une illusion d’optique dont on saisit peu à peu le fonctionnement.

Dans les trois pièces, on retrouve des glissements de temps, d’espace et d’identité des personnages. En revanche, elles sont très différentes quant à leur format, leur ton, structure dramatique, durée, nombre de personnages, genre, rythme, ce qui rend jubilatoire leur association.

Des pièces qui parlent aussi du théâtre et de la représentation :

Je vois dans cet ordre précis, la possibilité de proposer un glissement jubilatoire et inéluctable (Le Moche), vers le coeur noir d’une fiction pure (Voir clair), et son échappée belle absurde (Perplexe). Cela nous nous permet simplement de construire et déconstruire une représentation à vue, avec la complicité des spectateurs et celle indirecte de l’auteur.

Je rêve cette trilogie à la fois comme un excitant intellectuel et comme une fresque sauvage haute en couleurs, un jeu libre, des décors, des costumes, des sons comme un mélange d’attirance et de peur où nous retrouverons la passion du théâtre dans ce qu’elle a de plus viscéral et la fascination pour l’illusion dans ce qu’elle a de plus dérangeant.

Maïa Sandoz

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Le Moche

“ Intérieurement tu es très beau ”
Monsieur Lette découvre qu’il est moche, la décision de subir une opération chirurgicale est prise. Lorsqu’il se réveille de l’anesthésie, rien ne sera plus comme avant : le chirurgien a fait de son visage un chef d’oeuvre. La renaissance de Lette en tant qu’homme beau et irrésistible le rend vite célèbre.

Le Moche est une pièce sur l’identité, qui s’attaque, avec une précision infaillible, à notre fixation sur l’apparence extérieure. C’est une comédie implacable, une pièce courte, effarante et monstrueuse dans sa forme même : quatre comédiens jouent huit rôles, aucun changement de scène. Mayenburg opère ici une destruction totale de l’espace et accélère le temps comme au sortir d’un cauchemar. C’est étonnant et jouissif. Pas de changement sur le visage des personnages, précisent les didascalies, et c’est le regard des autres qui transforme la réalité. Cette pièce réunit les conditions pour une illusion collective.

Voir clair

“C’est toujours aussi fort derrière cette porte ? ”
« Vous feriez mieux de retourner à l’air libre, vous êtes si jeune encore… »
Julia cherche du travail. Elle accepte d’être la femme de ménage de Mr. Walter, qui vit seul depuis que sa femme est morte, Julia prend alors connaissance des manies de son nouvel employeur : le plus important, il lui est totalement interdit d’entrer dans la chambre, fermée a clef, dans laquelle entre Walter de temps en temps.

Voir clair est une tragédie sur l’aveuglement, Un conte fantastique, qui n’est pas loin de Barbe Bleue, un face à face entre un homme et une femme, un huit clos d’une douceur extrêmement dérangeante. L’illusion est ici individuelle, affective, puissante, le personnage du Walter voit ce qui l’arrange. Le suspense dans Voir clair, est un véritable enjeu théâtral de mise en scène. Il crée également un rapport d’immédiateté dans le contact avec le spectateur, le suspense c’est l’instant présent !

Perplexe

“J’ai ressenti ça toute la soirée : je dis quelque chose, et soudain j’ai la sensation que quelqu’un écoute ”
Un couple, Eva et Robert, rentre chez eux après les vacances, un autre couple d’ami Judith et Sebastien, était censé s’occuper des plantes pendant leur absence, cependant il semble qu’ils soient devenus les occupants de l’appartement et jettent Eva et Robert hors de chez eux

Perplexe est un objet grinçant et extrêmement drôle. Mayenburg ici offre une réelle déconstruction de l’espace et du temps. Les changements, les glissements s’ouvrent à toute vitesse Les figures évoluent en fonction de ce qui est énoncé : je suis ta femme mais tu es mon fils, il est mon mari, mais il est aussi un simple ami la seconde d’après… ainsi pas de couple attitré mais des possibles combinaisons. Dans Perplexe, les acteurs jouent cette fois plusieurs personnages pris au piège dans de multiples réalités, aucun d’entre eux n’essaye de s’en défaire, et l’illusion devient alors le fondement de leurs multiples identités.

Au plaisir de vous y croiser,

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Le Théâtre de l’Argument

14 avenue Parmentier 75011 Paris

http://largument.wordpress.com/

Alice Perot-Hodjis
Administratrice de production
06 71 63 07 36 /adm.largument@gmail.com

compagnie associée de LA GENERALE http://www.lagenerale.fr/
Ce spectacle est disponible pour la saison 2015-2016, n’hésitez pas à nous contacter.