lundi 23 février / L’Un Dit Cinéma / Ciné-Club

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Ouverture des portes à 19h30.

L’un dit Cinéma, Lundi Cinéma ! Le Ciné club où les spectateurs sont les programmateurs!

À la suite de la projection nous réfléchissons à la programmation de la prochaine séance. Le film vu lors de la séance appelle, donne envie de voir un autre film.

Un buffet participatif accompagne la soirée afin de favoriser les échanges et la convivialité.

Ce mois-ci, au programme:

HUSBANDS de John cassavetes.
« A comedy about life, death and freedom »
1970-154 minutes.

Trois quadragénaires, le publicitaire Harry, le journaliste Archie et le dentiste Gus, à la tête de familles apparemment sans histoire, apprennent la mort de leur quatrième ami, Stuart. Après l’enterrement, ils ne peuvent se quitter et se lancent dans une nuit de dérive dans le métro, sur un terrain de sports, dans une piscine, pour échouer dans l’habituel bar de nuit où interminablement ils boivent. Le lendemain, ils tentent, en vain, de reprendre la vie quotidienne, et sur un coup de tête de Harry, ils décident de tout plaquer là et de partir pour Londres. Après une soirée au casino, où ils se comportent en insupportables touristes américains en pays conquis, ils emmènent des filles dans leurs chambres d’hôtel. L’échec sexuel est général et complet. Alors ils dansent gentiment. Harry veut prolonger son séjour en Angleterre, Archie et Gus rentrent à la maison, les bras chargés de cadeaux pour les enfants.

Il s’agit du premier film en couleurs de John Cassavetes. De même, c’est le premier de ses films où tourneront Peter Falk et Ben Gazzara, qui rejoindront définitivement l’équipe d’amis dans l’aventure cassavetienne. Pour leurs rôles, Anthony Quinn et Lee Marvin avaient d’abord été pressentis. C’est aussi la première fois que John joue dans un de ses films. Le film est très préparé, même si c’est en plusieurs phases fluctuantes, mais comporte une très longue scène d’improvisation où, dans le bar de nuit, les trois amis persécutent une femme (l’actrice, Leola Harlow, n’est manifestement pas prévenue de ce qui va lui arriver) en l’obligeant à recommencer à chanter sans cesse une chanson. Cassavetes ne peut retenir ses rires au second rang, on a pu y voir une sorte de métaphore des rapports entre l’acteur et son metteur en scène.