ÉPUISEMENT MILITANT ET RELANCE CRÉATIVE

Arpentage

Rencontres

Comment éviter, reconnaître, ou dépasser fatigue et démobilisation ?

À La Générale, Tahra Moulay propose un temps d'arpentage* puis de photolangage** pour penser l'épuisement militant et comment l'éviter ou le dépasser, par la relance créative. Pour celles et ceux qui luttent pour un modèle de société respectueux des subjectivités, valorisant la rencontre des diversités, et reliés au vivant.
L’arpentage sera suivi d’un temps d’écho en chacun.e. Une proposition de partage d’expériences, de circulation de récits de luttes, de stratégies face à l’adversité, de contes de petits et grands succès, de joie, avec le support d'un matériel d'images proposées. Ce temps d'échanges permet une richesse de la rencontre avec d'autres militant·es dans un contexte de confidentialité et de bienveillance.
> Arpentage : poésie et extraits de textes de William MORRIS (détail plus bas).

• Lundi 6 juillet, de 19h à 21h. Inscription sur place. 
• Entrée libre réservée aux adhérent·es de l'association (adhésion sur place ou en ligne à 1€ minimum). Accueil dans le patio de La Générale.
• Buvette
• À La Générale : 39, rue Gassendi, accès PMR

*L'arpentage est l'exploration d'un texte en groupe par la lecture collective, pour s'en approprier les contenus. À chacun.e, successivement, est proposé de lire à haute voix une partie du texte. Cette approche, née de l'éducation populaire, ouvre à la naissance d'un processus de compréhension en groupe et de connaissances communes, grâce à la participation active des singularités plurielles.
** Le photolangage est une méthode qui utilise des photographies comme support pour favoriser la parole et les échanges au sein d'un groupe.

WILLIAM MORRIS

Artiste prolifique du mouvement «Arts and crafts », tout autant par ses essais et conférences ainsi que ses récits fictionnels, William Morris incarne en une rare cohérence, une pensée et une pratique qui relient la place de l’art dans la vie et la pensée politique socialiste.
Rejetant l’industrialisation de l’art et son marché élitiste pour soutenir dans ses écrits la joie et la dignité de l’artisanat, il rappelle une évidence et adresse une rêverie sociétale : sensibilité, plaisir de créer et imaginaire comme fondamentaux de notre humanité, et idéal d’une évolution vers une société communautaire où travail sans aliénation et lien à la nature dialoguent avec harmonie dans une possible émotion crée par la spontanéité.
Ridiculisant la bourgeoisie qui, pour des desseins d’auto-fiction et de récits mensongers porteurs de reproduction sociale et de posture inauthentique feignant le sentiment de la vie, tente de s’accaparer en les pervertissant, l’acte pur de création et la dimension intérieure d’émerveillement, William Morris expose combien, à propos de la beauté et de la poésie, la dimension de marchandisation, son existence, son organisation, et l’énergie consacrée au maintien de son existence lié à l’agrippement au capital qu’il produit, est l’affirmation la plus simplement évidente d’un mensonge vilement organisé et perpétué, dans une mystification qui se donne l’allure d’une
sensibilité véritable.
Pour lui, les auto-proclamé.e.s gardien.ne.s de la beauté seraient celles et ceux qui en abîment profondément sa pureté.
La nature, omniprésente dans l’art de William Morris, représente ce qui est cadeau pour toutes et tous, espace de création et de rêverie.
L’atelier propose de se laisser imprégner et d’être en attention douce aux échos.

TAHRA MOULAY :

Tahra Moulay est psychologue clinicienne et psychothérapeute. Dans sa pratique s'invitent l'activité créatrice et l'art, étayage du ressenti et de la pensée, expression du monde intérieur, ses reliefs, et ses ressources, en lien avec autrui et le monde.