DOX BOX GLOBAL festival de cinéma documentaire Syrien LE 16 MARS

Dox Box

Début de la soirée : 19h30
festival de cinéma documentaire qui se tient en Syrie depuis 2007.
Devant l’impossibilité de l’organiser et pour célébrer l’anniversaire de la révolution syrienne le festival s’expatrie et se globalise. De Vancouver à Tanger, en passant par Londres et Madrid, les mêmes jours, le même programme est accueilli par des structures amies.À Paris, soutenu par Entre Lune et l’Eau et la SRF, le Dox Box Global Day se tiendra à La Générale.
Au programme : des films et des invités venus témoigner de la situation en Syrie.

FLOOD IN A BAATH COUNTRY de Omar AMIRALAY

Syrie/France, 2003
… Il y a 33 ans, le cinéaste était un inconditionnel de la modernisation de son pays, consacrant même son premier film à la gloire d’un barrage, Le Barrage de l’Euphrate, fierté du parti Baath au pouvoir. Aujourd’hui, il regrette cette erreur de jeunesse. Retournant sur les lieux, près du lac Assad, il s’arrête au village d’el-Machi, une entité à l’image d’un pays, la Syrie, que le Baath façonne depuis quarante ans, sans partage…
Omar AMIRALAY
Né à Damas en 1944, il fut l’un des pionniers du documentaire en Syrie et dans le monde arabe. Il est allé à Paris pour étudier l’art dramatique en 1965.
Son film “Déluge au pays du Baath” à été sélectionné aux Journées Cinématographiques de Carthage en 2004 et fut interdit en Syrie comme ce fut le cas de plusieurs de ses films.
Il est décédé le 5 février 2011 d’une crise cardiaque à Damas.
TOURNESOLS – AL – RASTAN
Syrie, 2012, 25’, le réalisateur gardera l’anonymat jusqu’à la chute du régime
With a Syrian lens, and in one of the few films released in Syria during the revolution, we visit Al-Rastan; a town in the city of Homs that witnessed military clashes before other cities, and which after the huge brave uprising of its people by the beginning of the Syrian spring, Al-Rastan has been and still is facing a brutal war, against its civilians day & night.
The martyr’s funeral is not only songs and cheering for freedom; there are faces hiding behind the crowds; eyes filled with tears and agony, crying the last good-bye to the son or brother.
The storyteller is anonymous, so is the filmmaker, while the dissident soldier; reveals his identity and speaks with his face uncovered, after seeing death and seeing himself a criminal against his family, and deciding to disobey his commander’s orders.
STEP BY STEP de Oussama MOHAMMED
Syrie, 1978, 22’
… Pour aller en classe, les enfants doivent chaque jour traverser les rues boueuses du village. Pour échapper au dénuement, l’enfant devra peut-être partir, s’engager dans l’armée, changer…
Oussama MOHAMMED
Né en 1954, réalisateur et scénariste qui a fait ses études de cinéma à l’institut cinématographique Gerasimov à Moscow. Il traite à travers ses films des structures du pouvoir et de leurs effets sur l’identité de l’individu ainsi que le poids de la famille en tant qu’entité organisationnelle minimaliste de l’Etat propageant l’ordre social et conservant les traditions.
Parmi sa filmographie on peut citer : « Aujourd’hui toujours » (AL YAWM KOL YAWM) (1980), « Les étoiles du jour » (NOUJOUM AL-NAHAR) (1988), « Sacrifices » (SANDOUK AD-DOUNYA) (2002)