30 Novembre / L’UN DIT CINÉMA / Ciné-Club

L’un dit Cinéma, Lundi Cinéma ! Le Ciné club où les spectateurs sont les programmateurs!

le dernier lundi de chaque mois à 19h30

Chaque séance est composée de la projection d’ un court métrage proposé par la Générale et d’un long métrage programmé par les membres du ciné-club. Ce film est présenté par la personne ayant fait la proposition. Le dernier temps de la soirée est consacré à une réflexion portant sur la programmation de la prochaine séance. Le choix du film se fait sous forme de cadrave exquis, le film vu lors de la séance appelle, donne envie de voir un autre film.

Un buffet participatif accompagne la soirée afin de favoriser les échanges et la convivialité.

Ce mois-ci:

LES FAVORIS DE LA LUNE de Otar Ioselliani, 1984, durée 1h45

SYNOPSIS

Une galerie de personnages aux profils divers et variés, du cambrioleur artiste à la chanteuse de rock collectionneuse d’art, en passant par un bourgeois dévalisé et voleur, un juge corrompu, etc., liés entre eux par des actions bonnes ou mauvaises.

Otar Ioselliani pose son regard sur le Paris loufoque et mystérieux

 

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 30/04/201

Genre : charme discret de la truanderie.

Après Pastorale, film magnifique sur la douceur de vivre dans un village géorgien, Otar Iosseliani découvre Paris. Après l’éloge des cigales, le portrait des fourmis. Fourmis pas très honnêtes, d’ailleurs : Iosseliani voit les Parisiens comme des gens pressés, constamment en mouvement, qui se croisent, s’espionnent, se mentent… Dans ce grouillement humain, l’oeil à l’affût du détail poétique (à l’image de Tati, auquel on peut songer), le cinéaste choisit les marginaux. Les « favoris de la lune », ce sont les petits malfrats, les clochards, les terroristes d’opérette qui promènent leur fantaisie dans les lignes rigides de la ville. Autour d’eux, les histoires d’amour se lézardent, les façades tombent sous le coup des bulldozers.
Tout fout le camp, semble dire Iosseliani, mais il ne s’arrête pas pour se lamenter. Il filme la rose que la fleuriste vend au jeune dragueur, l’envol des oiseaux dans un jardin public, le sans-abri sympa qui philosophe… Un trop-plein de vie éclate dans chaque plan, et la bande sonore participe à cette joie d’emmagasiner les choses, de faire chanter les événements les plus modestes. Ce « charme discret de la truanderie », fut l’un des films les plus originaux des années 1980. Bernard Génin
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