Lundi 27 novembre / Mariant la truie et l’ourse / Typo, expo, jour des Fous

Lancement et distribution de deux nouvelles typographies Velvetyne : Trickster et Hyper Scrypt.

C’est à l’école de la rue que Velvetyne fourbi ses premières armes d’automne, suivant les turbulences d’étudiants parisiens pluri-centenaires et contournant les prêtres estourbis. Mariant la truie et l’ourse comme à l’accoutumée, et aussi le perroquet par opportunité, la fonderie Velvetyne libère de ses basses fosses deux nouvelles typographies licencieuses et débauchées, écorchant le Moyen-Âge pour exposer en Sainte lumière ses lettres coquillardes dans l’ouverte Générale : Trickster et Hyper Scrypt.

HyperScript se frappe de fer forgé et refond la grammaire des vitraux couturés de baguettes de plomb; Trickster poignarde notre roman actuel de formes gothiques pour en dépiécer les règles. Ces deux dessins de mauvaise vie, cousus de crime et de vagabondages typographiques, seront présentés à La Générale par les tricheurs, par les fripons, par les voleurs de la Bande Velourée. 

>>> Jérémy Landes, 1988—…, agnostique astrologique. Créateur du studio de création typograhique et graphique Studio Triple, scout, cuisinier, son grand-père c’était son arrière grand-père, il dessine l’Hyper Scrypt. 

>>> Jean-Baptiste Morizot, 1983/1453, cancer ascendant vierge. Dessinateur de caractères, époux, père, joueur d’osselets et de Super Meat Boy, marxiste, il dessine le Trickster. 

  • À partir de 19 h 00
  • Entrée libre
  • Lundi 27 novembre – expo prolongée au mardi 28. 

-> Exposition, libération, distribution de caractères, jour des Fous. 

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« Ceux de la basoche s’étaient unis dans ces réjouissances avec les autres. Ils rompaient la nuit les enseignes à grand tumulte, en criant : « Tuez ! Tuez ! » pour faire mettre les bourgeois aux fenêtres. Ils étaient allés aux Halles pour décrocher l’enseigne de la Truie Qui File, et l’un d’eux, tombant de l’échelle qui était trop courte, se tua sur le coup. À la porte Baudet, ils avaient pris l’enseigne de l’Ours, ailleurs le Cerf et le Papegault. Ils se proposaient de célébrer le mariage de la Truie et de l’Ours par-devant le Cerf, et d’offrir le Perroquet à la nouvelle mariée, en manière de présent de noces. À Saint-Germain-des-Prés, ils avaient volé trente poules et poulets. Les bouchers de la montagne Sainte-Geneviève portaient plainte à la prévôté : les écoliers leur avaient emporté les crochets de fer où ils pendaient leurs pièces de viande. Enfin, ils s’étaient retranchés sur la montagne, dans l’hôtel Saint-Étienne, où ils avaient les enseignes, deux leviers pleins de sang, les crochets de fer, un petit canon et de grandes épées.»