L’inscription de la terreur

Encore une actualité autour de Yi Sang, poète mathématicien, architecte et coréen, que La Générale avait mis à l’honneur en 2010 avec un grand cycle de performances diverses et variées.

Les éditions Les Petits Matins, (des voisins du 11ème) viennent de publier une nouvelle traduction, due à  Ju Hyounjin, avec la participation de Tiphaine Samoyault et Claude Mouchard.  Ce volume qui regroupe des nouvelles et plusieurs poèmes constitue une excellente introduction à l’oeuvre infiniment originale de Yi Sang.

Rappellons que d’autres textes « inclassables » sont parus récemment chez Imago.

 

 

Poème n°13

Mon bras tenant un rasoir a été coupé, puis est tombé. Si je l’observe minutieusement, il est tout livide comme sous une terrible menace. De mes deux bras ainsi perdus, j’ai décoré ma chambre en les dressant comme des chandeliers. Même mort les bras semblent avoir peur de moi. Cette pauvre politesse, je l’aime plus que les fleurs en pot.